Le succès dans le travail en freelance dépend de nombreux facteurs.  Alexandre Krstic, consultant et formateur, partage son expérience de l’utilisation du portage salarial comme une solution additionnelle lorsque l’on est son propre patron et dirige sa propre entreprise

Alexandre, comment êtes-vous devenu consultant ?

Sur le papier, mon passage entre le monde de l’entreprise et celui d’être mon propre patron suit une séquence bien connue. Je suis consultant-formateur et propriétaire de ma propre entreprise depuis plus de 15 ans, mais j’ai débuté ma carrière dans le domaine informatique comme revendeur Apple et Dell, dans le marketing, la vente, les opérations et la formation. Cette période a duré 20 ans avant d’être confronté à la crise de 2008. A ce moment-là, j’ai senti que j’avais accumulé la maturité et l’expérience nécessaire pour lancer mon propre business, initialement en collaboration avec mon père.

Ensemble nous avons fondé une Sàrl, Shakok, afin de donner un toit administratif et fiscal aux activités de consulting dans la formation, Alexandre Training, laissant « dormantes » les autres parties du business. (Ed : Alexandre a deux fils jumeaux adolescents ; qui sait, peut-être un jour voudront-ils donner une nouvelle itération à Shakok !).

Quels changements avez-vous observé dans le monde du travail et comment vous êtes-vous adapté ?

J’observe que le monde du travail reste plus ou moins le même : nous avons toujours des dirigeants, des objectifs à atteindre, des revues de performance, mais le rythme est bien plus soutenu à présent. Les décisions doivent se prendre dans l’immédiateté, pour le court terme, rendant tout moins prévisible. Simultanément, l’industrie doit faire face à des problèmes d’approvisionnement. Dans ces conditions, les sociétés et leurs employés doivent être plus créatifs et résilients pour survivre. De plus, toutes les générations se croisent sur la place de travail – X, Y, Z et bientôt les Alphas, chacune avec ses propres façons de penser et ses valeurs. Les générations plus jeunes ont besoin de stimulation constante et considèrent l’équilibre travail-vie privée, le fait de faire quelque chose qui a de la valeur pour la société, beaucoup plus importants que le salaire et la carrière, qui étaient les facteurs suivis par les générations précédentes. Quand je réfléchis à mes séminaires et le matériel à utiliser, la « magie » est de trouver ce qui va motiver tous mes participants.

Organiser des sessions de « team building », créer du contenu, conseiller les plus grandes compagnies et travailler avec de multiples partenaires d’affaires doit bien remplir vos journées. Comment gérez-vous « les coulisses », tous les détails, l’administration, les clients, la facturation, la partie fiscale, les contributions au fonds de pension et tout ce que l’on doit faire lorsque l’on navigue en « solo » ?

C’est ici que mon expérience de consultant devient vraiment intéressante. Je trouvais que la facturation de mes clients, faire les comptes et la fiscalité moi-même ne posait pas de problème. En revanche, je trouvais que les primes de sécurité sociale comme l’assurance accident, la LAA, l’IJM, les APG étaient hautes en raison du risque que je représentais en étant le seul employé de ma propre société, avec des bénéfices comptables plutôt contenus.

C’est à ce moment-là que j’ai eu la chance de faire la connaissance de Gina Empson, CEO de The Business Harbour (TBH) qui, avec son équipe a mis en place la solution idéale pour moi. Normalement, TBH, en tant que société de portage salarial, facturerait mon client final et me rémunérerait comme « employé-porté », en retenant bien entendu les charges sociales. L’équipe de Gina trouva la solution optimale pour ma situation : elle me met à disposition de mes clients ! Shakok facture les différents clients pour le travail que je fais et reçoit les montants dus. TBH ensuite facture Shakok pour les honoraires, s’occupe des diverses contributions sociales et du fonds de pension, et me paie en tant qu’employé de The Business Harbour.

 Quels autres avantages avez-vous trouvé à travailler avec The Business Harbour

TBH m’a proposé le meilleur modèle possible pour moi spécifiquement. Le fait d’être employé chez The Business Harbour m’a fait obtenir de bien meilleurs taux de sécurité sociale, un bien meilleur plan de 2ème pilier et bien entendu, l’équipe s’occupe de toute la partie administrative, ce qui me fait économiser beaucoup de temps précieux. Tout cela est un immense avantage pour moi.
Pendant le COVID, cette structure salariale m’a pour ainsi dire sauvé la vie : j’avais en effet énormément de peine à faire rentrer des mandats et mon revenu a été impacté très significativement. Un courriel à The Business Harbour pour expliquer mes difficultés et j’ai pu obtenir l’aide du gouvernement qui compensait pour la réduction des heures de travail en raison du COVID (Réduction de l’Horaire de Travail – RHT). Je ne remercierai jamais assez The Business Harbour et son équipe qui a su rendre cette période compliquée aussi acceptable que possible pour moi.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui envisage de se lancer comme freelance ?

Le premier conseil est de se poser la question suivante : « Quelle est la différence qui fait la différence ? » dans ce que vous offrez. En d’autres termes, quel est votre ACV (Argument Clé de Vente). Il y a beaucoup de freelance, certains en compétition dans votre domaine, vous devez pouvoir vous différencier.

Ensuite je dirais que vous devez vous « vendre » vraiment efficacement. J’ai eu la chance de débuter mon business il y a 15 ans alors que le bouche-à-oreille et les recommandations personnelles étaient déterminants. Si j’avais dû débuter maintenant, je devrais beaucoup plus utiliser les médias sociaux pour faire du marketing.

Enfin, vous devez être en mesure de prendre des risques. Votre cash-flow va être très variable au début, et vous pourriez devoir mettre vos fonds propres à contribution. Vous devez également penser long-terme : pour combien de temps avez-vous l’intention de travailler de façon indépendante ? Ce point pourrait bien affecter vos chances de revenir à un emploi traditionnel si vous le souhaitiez dans le futur.

Avoir un partenaire d’affaires comme The Business Harbour représente un réel avantage lorsque vous avez à jongler avec de nombreuses décisions au moment de faire le saut pour devenir freelance ou consultant. Le modèle qui a été mis en place pour moi prouve que l’équipe possède l’expertise pour arriver à des solutions pratiques et sur-mesure.

 

Interview effectuée par Antonina Marenco

Contact The Business Harbour: info@thebusinessharbour.ch ou +41 22 908 02 45